studio COMUNIK

440 chem Roche Verne 01630 PERON - France
8 rue des voisins 1205 GENEVE - Suisse
Téléphone: (0033) 642572597
Email: contact@studio-comunik.com

Comment exploiter les médias sociaux dans un contexte BtoB


Comment exploiter les médias sociaux dans un contexte BtoB

06 janvier 2011,   Categories: ,   Par ,   0 Commentaires,  

Les médias sociaux sont maintenant bien ancrés dans notre quotidien et font l’objet de toutes les attentions des grandes et petites marques, du moins des marques grand public. Mais qu’en est-il des marques BtoB ? Il ne me semble pas avoir abordé ce sujet sur ce blog, aussi il est ainsi grand temps de m’y atteler.

Contrairement à ce que vous pourriez penser, le monde BtoB est bien mieux configuré que le BtoC en ce qui concerne les conversations en ligne et le social marketing. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup moins de clients à adresser et parce que les cycles de vente sont bien plus longs. De ce fait, les marques BtoB pratiquent une forme de social marketing depuis très longtemps, bien avant que l’on ne parle de médias sociaux d’ailleurs (dans le jargon on appelle ça « travailler son image de marque » ). Il existe ainsi une infinité de discussions d’ordre professionnel sur des forums verticaux. De même, les communautés verticales existent depuis plus d’une dizaine d’année (les fameuses maketplaces BtoB).

Mais qu’à cela ne tienne, puisqu’il faut impérativement réinventer la roue et se convaincre que plus rien ne sera comme avant, je vous propose donc trois ressources intéressantes sur ce sujet : Why Social Media Makes Sense for B2B Marketers, 28 Awesome B2B Social Media Statistics et Destroying the 7 Myths of B2B Social Media.

L’industrie du logiciel est ainsi historiquement très présente sur le web et certains gros éditeurs (Microsoft, Macromedia…) n’ont pas attendu l’avènement de Facebook pour fédérer une communauté en ligne. En fait les pratiques ne sont pas si éloignées entre BtoC et BtoB : il y est essentiellement question d’écoute, de discussions, d’acquisition de notoriété et d’influence, de communautés en ligne… Ce sont par contre dans la façon dont les discussions vont être engagées et dans les supports utilisés qu’il va y avoir des différences.

Même si les pratiques sont proches, c’est en s’intéressant aux objectifs de présence d’une marque sur les médias sociaux que l’on commence à voir des différences subtiles. J’ai dressé ici une liste d’objectifs BtoB :
>Améliorer la notoriété / réputation d’une marque, d’un produit ou d’un service ;
>Récolter des retours et témoignages de clients ;
>Améliorer la qualité / performance du support clients ;
>Réduire le coût du support clients ;
>Augmenter le nombre de contacts entrants ;
>Réduire le coût d’acquisition ;
>Améliorer la précision du ciblage / de la segmentation ;
>Gérer une crise RP ;
>Diffuser des idées disruptives…

En fait la liste pourrait être bien plus longue, mais elle reste tout de même très générique. Il est ainsi possible d’identifier trois objectifs prioritaires :
>Donner un visage humain à une entreprise (en mettant en avant les collaborateurs, en développant des rapports de proximité);
>Augmenter la visibilité de la marque (en partageant vos savoirs / expériences, en exploitant les matériaux existants);
>Acquérir de la crédibilité (en vous positionnant sur des sujets d’expertise).

Notez que ces trois objectifs ne sont pas priorisés, il vous incombera la lourde (mais impérative) tâche de le faire. Contrairement à ce que l’on trouve dans le monde BtoC, ces objectifs peuvent très difficilement être sous-traités. Il va donc falloir impliquer un certain nombre de personnes dans l’organisation pour rendre visibles des collaborateurs (donner un visage plus humain), délivrer de l’expérience (augmenter la visibilité de la marque) et rédiger des contenus à valeur ajoutée (acquérir de la crédibilité).

Autant les marques BtoC peuvent éventuellement tenter leur chance avec des jeux concours (« Gagnez un iPad« ) ou des vidéos virales, autant dans le monde BtoB il est impossible de tricher ou du moins de simuler. Il ne teint qu’à vous de transformer cette contrainte en opportunité :
>Un cabinet de conseil peut ainsi ouvrir un blog pour se positionner sur un sujet et mettre en avant ses consultants ;
>Un éditeur peut recycler un livret blanc en publication contributive pour faire croitre son réseau et récolter des feedbacks ;
>Un éditeur de logiciel peut nommer un représentant officiel pour représenter la marque et animer une communauté (Robert Scobble était initialement un des bloggueur-vedettes de Microsoft)…
Fred CAVAZZA
www.mediassociaux.com